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Interview avec Rodolphe MacKeeneJuin 10
studiohomme : Quel est votre look du moment ?
Rodolphe MacKeene : Je n’aime pas trop parler de look car c’est pour moi la personnalité qui compte plus que le style vestimentaire. J’aurais un look marin sur les iles Anglo-Normandes, un look de Gentlemen Surfer sur les plages ou je me déplace pour mon autre métier le kitesurf, en bref, je suis comme un caméléon avec son entourage. Je crois qu’on mélange trop souvent le look, la mode et le style.
sh: Quelles sont vos marques préférées ?
RMK : Personnellement, j’aime bien Kenzo et French Church mais plus généralement je ne fais pas attention aux marques mais plutôt à la qualité et l’originalité des détails.
sh : Quel est l’histoire de votre marque ?
RMK : C’est assez simple, notre famille éparpillée sur des iles paradisiaques nous a amené à faire des rencontres plutôt étonnantes. C’est en Corse que tout commence dans le restaurant de notre tante. Un beau soir d’été nous rencontrons Tara qui fait des bikinis de luxe brodés en inde. Elle nous dit que ses clients demandent régulièrement des maillots chics pour hommes. De la l’idée d’en imaginer avec mon frère qui revenait tout juste de Shanghai. Cela fait maintenant 3 ans que nous vivons et rêvons quotidiennement de maillots. On a même réussi à contaminer toute la famille.
sh : Comment définiriez-vous le style Mac Keene ?
RMK : Sobre, Chic et Technique.
sh : Comment vos collections vont-t-elles évoluer ?
RMK : Les coloris restent notre principale préoccupation. Cependant nous voulons à tout prix favoriser une production respectueuse de l’environnement ainsi qu’éthiquement correcte. Les détails seront toujours présents et nous pensons travailler avec de jeunes artistes pour diversifier nos produits de plage.
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
RMK : Je n’ai pas vraiment de personne physique qui m’inspire. J’ai passé les 12 dernières années sur l’océan pour poursuivre ma passion, aujourd’hui je pense être beaucoup plus à l’écoute de la planète sur lequel nous vivons qu’inspiré par une ou plusieurs personnes.
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
RMK : Je ne suis pas très talentueux avec mes mains, du coup je suis fasciné par chaque personne que je peux rencontrer lors de mes voyages et qui est capable de jouer de la musique, peindre…
sh : Qu’allez-vous piocher sur studiohomme ?
RMK : Un pantalon Chino Acne coloris bleu ciel et une cravate Balzac en cachemire marine Flouzen.
Posted on June 7, 2010 with 1 note
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Interview avec Kenny MoscotMai 2010
studiohomme : Pouvez-vous nous décrire votre tenue aujourd’hui ?KM : Je porte une veste et une chemise de Billy Reid, élu designer de l’année par le CFPA, un jeans Paul Smith que je viens juste d’acheter ici à Paris, mes boots Red Wing qui ont 8 ans, un pull en cachemire Tsé par Hussein Chalayan, et la montre de mon père, une vieille Oméga Speed Master que j’adore.
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
KM : Apple pour leur expertise et Hermès pour l’attention particulière portée aux détails. J’aime aussi Moscot, of course !
sh : Qui sont les personnes qui vous inspirent ?
KM : Mon fils Ethan qui a 10 ans, Winston Churchill pour son enthousiasme et son intelligence pure, Steve Jobs pour son esprit inventif, et les jeunes chefs d’entreprise en général.
sh : Quels artistes suivez-vous en ce moment ?
KM : Terry Richardson, Ben Harper, sa musique me suit partout, et Stephen Jaklitch qui est notre architecte chez Moscot.
sh : Quelle est l’histoire de votre marque ?
KM : Ma famille vient d’Europe de l’Est et a émigré aux Etats-Unis au début du XXè siècle. Mon arrière grand père vendait des lunettes sur un chariot dans le quartier de ‘Lower East Side’ à New-York, pour faire vivre sa famille. Mon grand-père, qui avait un sens des affaires plus développé, a finit par trouver une boutique sur Rivington street, pour ensuite déménager sur Orchard street où nous sommes encore aujourd’hui. Enfin mon père, qui a longtemps présidé la société avec une équipe fidèle à ses côtés, a préparé la compagnie pour les générations à venir.
sh : Quelles personnes connues portent quelles Moscot ?
KM : Kieffer Sutherland, Q-Tip, Glene Glose portent des Miltzen, Josh Arnett préfère les Yukel, alors que Jod Apatow, Ted Danson and Mickey Rourke sont accroc aux Nebb. Les Lemtosh restent le modèle le plus populaire chez les stars : Theofilus London, Jason Schwartzmann, Michelle Williams, Jeff Goldblum, Johnny Depp…
sh : A quels rythme sortent vos nouveautés ?
KM : Nous lançons de nouvelles lunettes deux fois par an comme les marques de mode. Cependant, nous mettons un point d’honneur à concerver l’authenticité de notre marque. Lemtosh, Miltzen and Nebb seront toujours au cœur de nos collections.
sh: Qu’allez-vous piocher sur studiohomme ?
KM: Les baskets Achilles grises de Common Projects, le pull col V en cotton bleu pale Pringle of Scotland, une ceinture en nubuk rose de Kitsuné, le blazer noir Philippe Alvergne, un jeans brut Acne et la chemise en Oxford bleu Kitsuné.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Philippe AlvergneArchive Avril 2010
studiohomme : Pouvez-vous nous décrire votre tenue aujourd’hui ?Philippe Alvergne : Je suis en total look Philippe Alvergne de l’hiver dernier, vu le temps, avec des boots Sartore.
sh : A qui vous dit on que vous ressemblez le plus ?
PA : Depuis que vous avez publié mon portrait studiohomme sur Facebook, c’est Hugh Laurie (ndlr : Dr. House) qui revient le plus. Sinon j’ai souvent droit à Vincent Cassel et Vincent Lindon !
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
PA : Bottega Veneta pour les coupes et la palette de coloris qui est fantastique chaque saison, Margiela pour l’ensemble de son univers et l’identité qu’il a su créer autour de sa marque, Bang & Olufsen pour la qualité et le design de leurs produits et Rolex depuis toujours.
sh : Pouvez-vous nous faire l’historique rapide de votre marque ?
PA : Après avoir été le bras droit de Vanessa Bruno pendant 8 ans, j’ai crée la marque Tremblay-Alvergne en 2007 avec Aurélien Tremblay. Depuis 2009, je suis seul à la tête du navire qui s’appelle maintenant Philippe Alvergne.
sh : Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
PA : Je me reconnais dans la mode anglaise chique et décadente, le look dandy déglingué. La rue est mon intarissable source d’inspiration. J’ai en effet la chance d’habiter le centre de Paris où l’on croise des personnes aux looks aussi intéressants que variés. Enfin Roger Moore dans Amicalement Votre reste ma référence absolue d’élégance décontractée.
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
PA : Je ne suis pas autant d’artistes que je voudrais étant très pris par mon travail mais en ce moment, c’est Louise Bourgeois qui me fascine tant par ses sculptures que ses écrits. Je reste fidèle à la foire d’art contemporain ‘Art Paris’ qui, contrairement à la FIAC, n’expose pas que des artistes pour leur potentiel commercial mais plus pour leur potentiel créatif !
sh : Qu’allez-vous piocher sur studiohomme ?
PA : Une paire de desert boots noisette Pierre Hardy, un caleçon Thierry Colson gris, un blouson classique en cuir morron vieilli Barnabé Hardy et le pull col marin Mélinda Gloss.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Adam KimmelArchive Mars 2010
studiohomme : Pouvez-vous decrire votre tenue aujourd’hui ?Adam Kimmel : Je porte une chemise de ma dernière collection Automne Hiver 2010, le pyjama de ma fiancée en dessous car je n’ai plus de T-shirts propres, un Levis 501 vintage, des boots Adam Kimmel et des lunettes Cutler & Gross.
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
AK : Les marques ne sont pas très importantes pour moi. J’essaye de porter mes vêtements la plus part du temps. Je porte aussi des jeans Levis de temps en temps et j’ai porté ces boots ‘Sportiva mountain’ tout l’hiver sous la neige.
sh : Quels sont vos accessoires indispensables ?
AK : Des lunettes de soleil de ma marque, mon appareil photo numérique Panasonic qui ne me quitte jamais, mon Iphone que j’adore (Icam est une application révolutionnaire), le modèle Challanger de chez Dodge que je vais m’offrir prochainement car je suis un grand fan de voitures américaines.
sh : Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?
AK : J’ai une véritable fascination pour Georges Condo, le peintre new-yorkais, David Blaime est aussi une de mes grande source d’inspiration : magicien, performer, aventurier… et un de mes très bons amis.
sh : Comment avez vous rencontré Jim Krantz ?
AK : Je l’ai appelé directement ! Pour le look book de la collection Printemps Eté 2010, actuellement sur studiohomme.com, je voulais travailler avec le même photographe avec qui Richard Prince a travaillé avant moi : Jim Krantz, le photographe des publicités Marlboro devenues cultes. Le shooting a eu lieu dans l’Utah avec un casting sauvage, à l’exception de Rocky McDonald qui est de New-York.
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
AK : Je suis le travail du peintre sculpteur Dan Colen, figure de l’avant-garder new-yorkaise, Raymond Petitbon, illustrateur, Georges Herems, le papa du collage américain, Dennis Hoper tant comme acteur que comme photographe.
sh : Qu’allez vous piocher sur studiohomme.com ?
AK : Je vais surement acheter un pull à col rond en coton noir de Pringle of Scotland et au moins un T-shirt Atomic de Christopher Kane.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Julie FlouzenArchive Février 2010
studiohomme : Comment définiriez-vous vos cravates ?Julie Flouzen : Elles sont à la fois classiques et décallées, sans coutures et faites à la main. Nous misons beaucoup sur le concept participatif lié à ce produit : chacun s’approprie ce grand classique à sa manière.
sh : Comment la collection Flouzen va-t-elle évoluer ?
JF : Nous allons rester dans l’accessoire et développer de nouveaux produits comme des carrés (80x80), des écharpes, des pochettes, des housses de téléphone portable… Le plus intéressant, ce sont les différents concepts liés au cachemire. En ce moment, nous essayons de transformer le toucher de cette laine si douce en odeur !
sh : A quel type d’homme pensez-vous quand vous créez ?
JF : Un homme qui aime les chemises et qui en porte beaucoup. Un homme classique avec une touche de nonchalance et une élégance naturelle un peu sauvage. Un homme qui habille sa nuque et porte des cravates fines.
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
JF : Je ne suis pas d’artistes en particulier, je marche au coup de cœur. Dans l’instant, j’aime Michel Gondry pour son univers fait de bric et de broc, Koudlam, la nouvelle sensation electro française et Tim Burton, le grand génie du cinéma Américain.
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
JF : Burberry pour les grands classiques, Hermès pour les accessoire, YSL pour avoir révolutionné les codes et proposé le costume pour femme , APC pour son ‘casual’ classique , l’Artisan Parfumeur pour son ‘Mure et Musc’ et sa tradition olfactive, Brooks Brothers…
sh : Avez-vous des accessoires fétiches ?
JF : J’ai surtout une matière fétiche pour mes accessoires, le cachemire. Sinon je suis très attachée à ma collection de galets et notamment à un petit cailloux de Patagonie qui ne me quitte jamais.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Alexandre Maïsetti de Commune de ParisArchive Janvier 2010
studiohomme : Quel est votre look du moment ?Alexandre Maïsetti : Aujourd’hui je porte des Desert Boots Clarks, un pantalon en laine noir APC, une chemise en coton et un pull en lambswool Commune de Paris, un blouson en drap de laine de mon ancienne marque SHAÏ.
sh : Qui sont les membres de votre collectif et quelles sont les particularités de chacun ?
AM : Notre groupe se compose de 3 membres : Sébastien Lyky, illustrateur et directeur artistique de la marque, Edouard Launay qui s’occupe des partenariats avec les artistes avec lesquels nous travaillons et de l’édition des différents objets qui en découlent de ces collaborations, et moi-même, Alexandre Maïsetti, en charge du design, de la production et de la commercialisation.
sh : Pourquoi avez-vous choisi le nom Commune de Paris ?
AM : A la fois pour les mots que nous avons trouvés beaux au premier degré, et pour l’évènement historique qu’ils définissent. Cette période insurrectionnelle de l’Histoire de France, riche en symboles et en imageries, est inspirante. Elle ponctue un siècle révolutionnaire qui a vu alterner Monarchies, Empires, tentatives de République. Les volontés d’indépendance, de liberté et d’universalisme qui ont été violemment réprimées à l’époque sont des sujets très actuels. En faire un thème créatif est une sorte d’hommage. Cela nous offre également un cadre de travail, une ligne de conduite.
sh : Comment définiriez-vous le style Commune de Paris ?
AM : Notre style, ou plutôt notre exercice de style, est guidé par notre nom, qui est très fort. Nous travaillons principalement sur des types de vêtements classiques et ancestraux. Nous les revisitions en ajoutant une patte personnelle : des combinaisons de matières et couleurs, des références historiques et bien sûr le soucis de la qualité et du détail, le soin dans la finition. On s’adresse à des personnes qui aiment les belles choses, une mode simple et bien faite avec même un peu de sens…
sh : Comment vos collections vont-elles évoluer ?
AM : Malgré ses cheveux blancs, notre marque est jeune. Pour la partie vêtement, nous nous concentrons sur les chemises et les pulls, afin d’améliorer les basiques, et de continuer à être créatif sur les nouveaux modèles. Proposer une garde robe complète viendra peut être un jour, mais plus tard. La partie Edition sera, quant à elle, étoffée d’une collection de bijoux, réalisée par Adeline Cacheux, et de collaborations avec de nouveaux artistes… surprise !
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
AM : Les Parisi, Henri IV, Arthur Rimbaud, les Communards, les Apaches parisiens du début du XXè siècles, Missak Manouchian…
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
AM : Sandrine Pelletier pour son romantisme trash, Aurel Schmidt et son anatomisme faunesque, Raphaël Boccanfuso car son art politisé me fascine, les scènes grillagées de Benedetta Mori Ubaldini, les agressions urbaines de Bansky et Mark Jenkins, et Mario Hugo pour l’ensemble de son oeuvre.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Lucien Pellat-FinetArchive Novembre 2009
studiohomme : Pouvez-vous nous décrire votre tenue aujourd’hui ?Lucien Pellat-Finet : Aujourd’hui, je porte une chemise western en popeline de coton rayé, une paire de jeans en coton noir, une écharpe en étamine de cachemire, une ceinture en crocodile avec boucle feuille or blanc et diamants, une chaine acier et diamants pour les clés, le tout Lucien Pellat-Finet, une veste sur mesure en cachemire gris, et des derbys sur mesure en crocodile bleu John Lobb.
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
LPF : J’ai une passion pour les chaussures John Lobb sur mesure que je fais faire à Londres. Pour le reste, je porte des costumes que me confectionne mon tailleur à Hong-Kong et des pièces de mes collections.
sh : Avez-vous des accessoires fétiches ?
LPF : Je ne me sépare jamais de mon chapelet de la Vierge Noire de Formentera ni de mon BlackBerry.
sh : Comment définiriez-vous votre style ?
LPF : Classique ‘twisted’. J’aime surprendre et étonner sans me déguiser pour autant.
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
LPF : James Dean et Marlon Brando. Mélange parfait de nonchalance et de sensualité. J’avoue avoir un faible pour les rebelles !
sh :Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
LPF : Takashi Murakami, Mr et les artistes qui s’inscrivent dans la mouvance pop japonaise du XXI ème siècle. Je m’intéresse aussi au ‘revival’ de certain artistes californiens des années 60 comme Paul McCarthy.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Melinda GlossArchive Octobre 2009
studiohomme : Comment vous habillez-vous en ce moment ?Rémi de Laquintane : J’aime assortir des pièces de créateurs avec des marques plus installées : trench en laine et cachemire Melinda Gloss ou blouson Roberto Collina, polo en maille noir Melinda Gloss porté à même la peau, jeans Tremblay-Alvergne, chaussures Lanvin et ceinture Hermès. Pour mes accessoires, je vais chez M058 rue des Saint-Père à Paris.
Mathieu de Ménonville : Je ne suis pas un accroc du shopping. J’aime les vêtements de bonne qualité, avec de belles finitions et des coupes qui me vont bien. Aujourd’hui, je porte un jean Kitsune (sans caleçon), un pull en cachemire bleu pétrole Melinda Gloss à même la peau, une montre Jaeger Lecoultre 1948. Je suis fan des accessoires de Peggy Huyn Kinh que j’ai récemment découverts chez studiohomme.
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
RdeL : Lanvin, Yves Saint-Laurent, Haversack pour leur style ‘Japonais déconstruit’ et Dries Van Noten pour les couleurs.
MdeL : Tom Ford, Dior Homme, Kitsuné, les mailles de Balenciaga et Margiela, les accessoires d’Hermès, et bien sûr Melinda Gloss…
sh : D’où vient le nom Melinda Gloss ?
MG : Melinda Gloss est une muse, une fusion sexuelle entre art et philosophie, peut-être la part de féminité dissimulée en chaque homme ! Plus personnellement, c’est le surnom d’une femme qui continue de nous inspirer saison après saison.
sh : Comment définiriez-vous votre style ?
MG : Simple et travaillé, poétique et érotique, rive droite, ajusté, sensuel, masculin et désinvolte.
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
RdeL : Nietzsche, Wim Wenders pour sa conception de la femme, Dali pour son sens de la provocation, Rimbaud pour Verlaine, Friedrich Hölderlin et son Oeuvre poétique complète, Pie X, Dionysos, Beethoven et Allen Ginsberg pour Howl.
MdeL : Nietzsche, Sacha Baron Cohen, Bukowski pour son autodestruction, Larry Flint pour sa vision de la femme et Vladimir Poutine.
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
MG : Le plasticien Aurèle et son ‘Lost Dog’ à la galerie Nathalie Gaillard, Alexandre et Joséphine de la Baume du groupe ‘Sing Tank’, Julien Doré, ils s’habillent tous en Melinda Gloss. Aussi le sculpteur Marino di Teana, le compositeur Pierre Boulez et le réalisateur porno Marc Dorcel.
sh : Qu’allez-vous piocher sur studiohomme.com ?
RdeL : Lunettes Yukel de Moscot, jeans en velours de Tremblay-Alvergne.
MdeM : Lunettes Miltzen de Moscot, couverture d’agenda de Peggy Huyn Kinh.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Barnabé HardyArchive Septembre 2009
studiohomme : Comment définiriez-vous vos blousons en cuir ?Barnabé Hardy : Ils ont été pensés et conçus comme une carapace, une protection, une seconde peau. Ils sont tous réalisés en agneau plongé, un cuir qui évolue avec le temps.
Chaque modèle a des détails et des finitions subtiles qui ne se voient pas au premier abord, mais qui le rendent unique et identifiable.
Mes blousons sont, pour un homme, l’équivalent de ce que sont les sacs pour une femme. Forte idée de fonctionnalité et de confort, lignes et volumes contemporains, souci d’allier choix des peaux de première qualité et fabrication artisanale.
Bref, le compagnon idéal pour l’homme d’aujourd’hui.
sh : Comment vos collections vont-elles évoluer dans les prochaines saisons ?
BH : Dans les prochaines collections, je vais étoffer la proposition en introduisant un nouveau produit en relation avec le cuir… mais toujours en gardant le souci de qualité plutôt que de quantité.
A long terme, je souhaite développer une garde robe idéale pour homme.
sh : Quel est votre look du moment ?
BH : Un look vacance que je souhaite garder le plus longtemps possible à Paris pour que l’été perdure. Aujourd’hui, je porte une chemise en Madras APC, un bermuda en gabardine de coton beige Ralph Lauren, des K-Jacques aux pieds et un vieux col V Gucci en cachemire et soie noir, idéal pour des soirées ventées…
sh : Quelles sont vos marques préférées ?
BH : Raf Simons, Adam Kimmel, Prada, Brooks Brothers, Comme des Garçons, Church, Jean Grisoni…
sh : Avez-vous des accessoires fétiches ?
BH : Une petite gourmette de naissance et un porte-carte Goyard.
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
BH : David Bowie, Jacques Dutronc et Serge Gainsbourg Gainsbourg dans leur période Dandy 70’s, Rudolf Noureev, Helmut Berger, mon fiancé, et, aussi cliché que cela puisse paraître, certains inconnus dans la rue…
sh : De quels artistes suivez-vous le travail en ce moment ?
BH : Jacin Giordano (plasticien représenté par la galerie Sultana Baumet),
Roberto Bolle (Danseur)…
sh : Qu’allez-vous piocher sur studiohomme.com ?
BH : Un casque Belvedere Ruby, un jeans blanc et une ceinture fine Kitsuné, une chemise à carreaux Thomsen et un porte-ordinateur Natalia Brilli.
Posted on May 24, 2010
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Interview avec Peggy Huyn KinhArchive Aout 2009
studiohomme : Quel est votre look du moment ?Peggy Huyn Kinh : C’est toujours la même chose, je suis très vintage… Je mélange des pièces de grands couturiers avec d’autres que j’ai dessinées.
sh : Que portez-vous aujourd’hui ?
PHK : Un chemisier à lavallière Yves Saint-Laurent Rive Gauche de la bonne époque, une jupe Chanel d’il y a quatre ou cinq ans, des escarpins Céline en Lézard que j’ai dessinés en 1994 et une pochette assortie.
sh : Quelles sont vos origines ?
PHK : Moitié française par ma mère et un quart Chinoise un quart Vietnamienne par mon père.
sh : Comment cette triple culture se traduit-elle dans vos créations ?
PHK : Cela n’a aucune influence car je me sens très parisienne. Peut-être me manque-t-il une certaine objectivité…
sh : Avez-vous des accessoires fétiches ?
PHK : Mon porte bonheur est un médaillon spirale noir et blanc en argent et émail que j’ai crée en 1996. Mon sac Hermès favori est le sac sceau ‘Mangeoire’ en Box noir avec œillets en Palladium.
sh : Quels sont les hommes qui vous inspirent ?
PHK : Le Général de Gaulle, le Alain Delon d’avant, Steve Mac Queen, Barack Obama, Keanu Reeves, David Hemmings, Mehdy Belhaj Kasem…
sh : Quels sont les artistes que vous suivez en ce moment ?
PHK : Agam, James Turell, Hugues Decointet, Matthew Barney, Jean-Marie Massaud pour les vivants, John Lautner, Henning Coppel, Verner Panton, Joe Colombo pour ceux qui ne sont plus de ce monde.
sh : Que choisiriez-vous sur studiohomme pour faire un cadeau à un homme ?
PHK : Un casque Ruby sans hésiter. Le Belvédère noir.
sh : Et que choisiriez-vous pour vous-même ?
PHK : La même chose en plus petit.
Posted on May 24, 2010